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Mai 04 2013

Sida : Le virus n’est rien, le terrain est tout


Si vous avez un bon système immunitaire, votre corps peut-il naturellement se débarrasser du VIH ?
– Oui.

Si vous prenez un Africain pauvre, qui a été infecté, et si vous renforcez ses défenses immunitaires, pensez-vous qu’il soit possible de le débarrasser du VIH ?
– Oui.

Existe-t-il des moyens simples, naturels, plus efficaces et moins chers que les antirétroviraux ou qu’un hypothétique vaccin pour lutter contre le Sida ?
– Oui.

Je vous vois déjà sursauter sur votre chaise en lisant ces lignes. Elles résument pourtant une interview donnée il y a 5 ans par le Pr Luc Montagnier à un journaliste africain lors d’un passage à Abidjan. Une interview évidemment non reprise par les grands médias. Je n’invente rien : cet entretien-choc peut être visionné sur Youtube dans un documentaire intitulé « House of Numbers » réalisé par Brent Leung en 2009.

Pour nombre de ses pairs, Luc Montagnier a déraillé. Je vous rappelle juste que non seulement ce chercheur nobélisé a été le premier à isoler le virus (avant Robert Gallo) mais que plus encore il étudie sans relâche le Sida depuis trente ans et qu’il préside toujours – excusez du peu – la Fondation Mondiale Recherche et Prévention Sida sous l’égide de l’Unesco.

Des dizaines de grands scientifiques doutent encore de la théorie officielle

Trente ans après la découverte du VIH, que sait-on de ce syndrome ?
De nombreuses questions restées sans réponse laissent encore planer des doutes. Les « rethinkers » (« repenseurs », qualifiés en France de « dissidents ») continuer à affirmer que l’on ne sait rien ou presque, en dépit des certitudes de la science officielle.

Dès la fin des années 80, plusieurs chercheurs avaient osé remettre en question l’affirmation de l’imposteur Gallo associant VIH et Sida, arguant entre autres que cette découverte n’avait jamais été prouvée et démontrée scientifiquement. Selon eux, la preuve de l’isolement du VIH n’a pas été faite. Parmi ces chercheurs, Henry Gilbert, Prix Nobel de chimie, Albert Sabin, Prix Nobel de biologie et même Kary Mullis, distingué dans la catégorie Chimie en 1993 pour avoir inventé le P.C.R., la méthode permettant de déceler les particules virales. Mais aussi des journalistes, des auteurs ou des malades qui affirment que nous sommes victimes d’erreurs ou de mensonges.
Certains de ces grands noms ont jeté l’éponge devant l’hallali de leurs pairs mais Peter Duesberg, professeur de biologie moléculaire et cellulaire à l’université de Californie à Berkeley, a continué le combat. Au point de voir ses fonds bloqués, et d’être mis au ban de la communauté scientifique et des médias.

Aujourd’hui, les rethinkers, pour la plupart, ne nient pas la réalité clinique du Sida, simplement jugent-ils les fondements de la recherche trop branlants, insuffisants pour expliquer ce syndrome que la médecine ne sait pas guérir. Et pour eux, le Sida est bien plus qu’une affaire de virus.

Le virus existe bel et bien, mais cela n’explique pas tout

Contrairement à ce qu’affirment certains, le VIH n’est pas une « invention » scientifique. La microscopie électronique a montré des images parfaitement claires de ce virus qui, d’ailleurs, appartient à une sous-famille des rétrovirus : les lentivirus qui infectent des animaux.
Des scientifiques tels que Montagnier ont pu cloner la matière génétique du virus, obtenir une séquence définie avec des gènes, des séquences traduites en protéines précisément identifiées et dont on étudie la variabilité d’une souche à l’autre. Au niveau virus, on peut dire qu’il n’y a absolument rien de différent entre le virus du sida et celui de la grippe, ils sont tous les deux bien caractérisés.

Il y a quelques années, j’ai pu discuter du point de vue des « repenseurs » du Sida avec le Pr Montagnier. Voici ce qu’il me disait : « Leurs arguments se divisent en deux types de négations bien différentes. Il y a la négation de l’existence du virus, et cette vue n’est pas tenable. Le virus existe, je l’ai rencontré ! C’est l’un des virus les mieux connus de la terre. Et il y a la négation du rôle du virus dans la maladie, qui consiste à dire que le Sida est une maladie complexe, et qu’il n’est pas prouvé que le virus en soit la cause. ». Il ajoutait : « Sur ce point, je suis d’accord, on peut discuter du rôle du virus dans la maladie… ».

La vérité, c’est que le virus ne joue qu’un rôle parmi d’autres

Il n’y aurait pas de Sida s’il n’y avait pas de VIH, l’affaire est entendue. Mais comme le martèle le Pr Montagnier depuis des années, il existe des cofacteurs bactériens et des formes du virus que l’on ne connaît pas, que l’on n’a pas identifiées et qui expliquent d’une part le phénomène d’apoptose anormal (le suicide des cellules) observé dans le Sida et le mystère non élucidé du « réservoir de virus » qui explique que l’on n’arrive pas à guérir ce syndrome même avec les trithérapies.

La recherche sur le Sida, sur sa physiopathologie, est loin d’être terminée. Nous avons des bases solides, c’est clair, sur le virus et les antiviraux, dont l’effet bénéfique est indubitable. On sait ralentir la multiplication du virus, mais pas totalement puisqu’il reste une maladie résiduelle. Or un des grands problèmes actuels justement, c’est de savoir pourquoi certaines formes du virus résistent à ces traitements. C’est ce réservoir de virus qui fait que dès que vous arrêtez le traitement, le virus repart aussitôt.
Il n’est pas douteux que le virus est un acteur majeur mais la science officielle passe à côté de l’essentiel. Des expériences ont montré par exemple que des primates supportent le même type de virus, au même niveau, sans faire de maladie. Pourquoi ? Pour des raisons génétiques, peut-être, mais pas seulement…

Stress oxydant et affaiblissement immunitaire au cœur du problème

Les causes du stress oxydant et de l’affaiblissement immunitaire de la population sont maintenant bien connues. Elles résultent de notre environnement, de notre alimentation, de nos comportements, des conditions sanitaires et de la médecine elle-même (les traitements antibiotiques, les vaccins, etc).

Au final, on observe un affaiblissement immunitaire générale des populations du fait de la malnutrition et de la pollution. Sans parler d’un déclin immunitaire lié au développement du stress oxydant et au vieillissement accéléré qu’il induit. A partir d’un certain âge, tout le monde est victime de cette expansion. Finalement, le Sida, c’est une sorte de déclin immunitaire accéléré. C’est un vieillissement accéléré.

L’histoire est toujours écrite par les vainqueurs

La formule de Napoléon s’applique aussi à l’histoire du Sida, où les explications les mieux admises collent toujours aux croyances les mieux partagées. Ainsi le Sida viendrait d’Afrique… Champion de cette thèse, Robert Gallo a convaincu le monde.

D’autres voient les choses autrement et c’est le cas du Pr Montagnier : le tourisme sexuel pratiqué par la communauté homosexuelle américaine, elle-même fragilisée sur le plan immunitaire, aurait fait éclater la pandémie en provoquant la rencontre de plusieurs facteurs, jusqu’alors éparpillés entre l’Ancien et le Nouveau monde. Le médecin anthropologue Paul Farmer, qui a étudié longuement le cas d’Haïti, affirme pour sa part que le virus du Sida n’a pas voyagé d’Haïti vers les Etats-Unis, mais a été importé sur l’île par ce même tourisme sexuel des gays américains…

Avec le recul, il est clair que le VIH est devenu virulent non pas en Afrique, où l’on sait maintenant qu’il existait depuis longtemps sans provoquer de maladie mais dans les pays développés. L’explosion du Sida sur le continent noir n’est que la résultante de la rencontre de ce virus réveillé par une communauté homosexuelle immunodéprimée et de la pauvreté et de la malnutrition régnant en Afrique.

Séronégatif infecté, rejet du virus, transmission par voie orale, Sida sans VIH… : toutes ces cas confirment la thèse du Pr Montagnier

La littérature scientifique décrit aujourd’hui des cas dits d’infections abortives : la personne fabrique d’abord des anticorps contre le virus (donc est sérologiquement positive) puis en quelques mois, grâce à une bonne réponse immunitaire, se débarrasse totalement du virus et redevient séronégative. Ces situations évidemment difficiles à détecter sont plus fréquentes qu’on ne le croit.
On sait aussi maintenant qu’un grand nombre de personnes sont exposées au virus et s’en débarrassent, et qu’une minorité seulement, du fait d’un terrain immunitaire défavorable, garde le virus pour de bon.

On sait que le nouveau-né (d’une mère séropositive) peut s’infecter par le lait maternel car celui-ci contient du virus malgré la présence concomitante d’anticorps. Par conséquent, l’enfant peut être contaminé par la voie orale dans les premiers mois de la vie. Plus tard, l’acidité de l’estomac permet d’inactiver le virus.

Peut-il exister des Sida sans VIH ? La nouvelle définition imposée par le CDC d’Atlanta associe obligatoirement le Sida à la présence du VIH, mais il existe cependant des syndromes analogues où le VIH n’est pas impliqué. Ces syndromes peuvent être causés par d’autres agents infectieux : la stratégie de beaucoup de virus (tels que le cytomégalovirus, la rougeole, d’autres rétrovirus) consiste à déprimer le système immunitaire pour pouvoir s’installer durablement dans l’organisme. Le VIH n’a fait que perfectionner cette stratégie, jusqu’à tuer l’organisme hôte.

Le Pr Montagnier m’a affirmé avoir rencontré le cas d’une personne morte de Sida sans virus mais qui présentait une infection persistante par un mycoplasme, une petite bactérie souvent considérée comme non pathogène, à tort. On peut également rencontrer des syndromes d’immunodépression sévères sans qu’un agent transmissible ait pu être détecté…

La médecine reste aveuglée par Pasteur

Evidemment, la médecine bien pensante ne peut admettre tout cela et ne supporte pas que Luc Montagnier affirme haut et fort que des remèdes simples puissent enrayer l’épidémie de Sida. Vu sous l’angle du marché, les antiviraux, pris à vie, constituent une rente pour les laboratoires.

Quant aux médecins, ils sont restés bloqués sur la vision pasteurienne. A la Faculté, on vous apprend encore qu’il faut une maladie + un agent causal + un remède. On ne vous dit toujours pas que le malade est un être complexe. On ne vous dit toujours pas qu’il ne sert à rien de traiter le seul aspect symptomatique de la maladie, mais qu’il faut soigner le mal dans sa globalité.

Toutes les maladies nouvelles qui ont explosé ces dernières années ne rentrent pas dans ces schémas classiques : les maladies neuro-dégénératives (Parkinson, Alzheimer…), les cancers, les maladies cardio-vasculaires, les diabètes, les maladies auto-immunes, les allergies… Nous sommes là face à des poly-infections. Des médecins américains, suisses, ont compris que plusieurs agents peuvent interagir entre eux, en synergie, mais bien rares sont les médecins français qui le comprennent.
La France est le seul pays que ces concepts n’ont pas pénétré. Nous sommes bloqués par une sorte de simplification cartésienne ! Il faut bien comprendre que nos parasites sont complexes parce qu’on les a rendu complexes.

Vous avez compris : c’est le terrain immunitaire qu’il faut remonter !

Claude Bernard l’avait bien dit : « Le microbe n’est rien, c’est le terrain qui est tout ». Pasteur l’aurait même admis sur son lit de mort.
Tout en préconisant évidemment les moyens de protection comme le préservatif, Luc Montagnier ne dit pas autre chose. Selon lui, si vous avez un bon système immunitaire, il se débarrassera du virus en quelques semaines.

Pour cela, il faut principalement lutter contre le stress oxydant et remonter les défenses immunitaires des populations les plus vulnérables. Cela passe par :

  • une bonne alimentation ;
  • la prise d’antioxydants puissants comme le glutathion ou la papaye fermentée (des études cliniques l’ont prouvé). L’huile de palme rouge non raffinée est aussi excellente, comme la spiruline, qui est à la fois un nutritif et un antioxydant ;
  • la prise d’omega 3 dont les études ont démontré l’efficacité à condition qu’ils soient pris avant que le stress oxydant ne se développe ;
  • l’administration d’interférons (IFN), des protéines de la famille des cytokines qui sont naturellement produites par les cellules du système immunitaire et qui font défaut lorsque celui-ci s’effondre ;
  • la lutte contre les autres affections, particulièrement en Afrique (malaria, tuberculose, parasites, vers…) qui contribuent à l’affaiblissement immunitaire ;
  • des mesures d’hygiène génitale pour les femmes comme pour les hommes. L’accès à l’eau joue ici un rôle essentiel.

Contrairement aux médicaments et aux vaccins, là, il n’y a pas de brevets à déposer ni de profits à faire. On comprend que personne ne s’y intéresse.

Il n’y a pas là non plus de spectacle à donner. Alors cela n’intéresse pas les « fonds globaux » comme celui de Bill Gates qui consiste à acheter des médicaments. Des fonds globaux dont l’argent atterrit la plupart du temps dans la poche de dirigeants africains qui ont bien d’autres choses à faire avec…

Prenez soin de vous !