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Vérités sur les retraites

Le droit à la retraite est un droit fondamental. Il constitue une avancée sociale considérable et c’est un réel signe de développement. Le débat sur les retraites est un choix de société, un choix de vie. La question fondamentale est : comment doit-on utiliser les richesses produites ? Réponse évidente et simple  : au service du bien être, au service de l’Homme.

Une réforme…

Après les réformes Raffarin et Fillon, voici la réforme du Gouvernement Fillon, sous la présidence de Nicolas Sarkozy. Réforme simple qui opte pour le choix de maintenir un système par répartition (au moins en apparence) et de procéder à un recul de l’âge légal de la retraite, à l’allongement de la durée de cotisation et au report du taux plein à 67 ans.

…fondée sur un argument démographique.

L’argument démographique est le seul véritablement avancé et utilisé par le gouvernement pour justifier la réforme. Seul argument avancé par Eric Woerth, ministre du Travail, de la Solidarité et de la Fonction Publique, sur les ondes de France Inter le 28 mai (et ce par 3 fois), seul argument utilisé par le porte parole de l’UMP Dominique Paillé sur les ondes de France Inter le 16 juin 2010 : « nous vivons plus longtemps ».

Eric Woerth

L’argumentation est simple,…

L’espérance de vie augmente d’un trimestre par an et ce depuis 50 ans (déclaration de Sarkozy). A noter que Dominique Strauss Khan, Directeur Général du Fonds Monétaire International (FMI), avance le même argument (idem pour Laurence Parisot, présidente du Mouvement des Entreprises de France (MEDEF)) : « Si l’’espérance de vie est proche de 100ans, alors pourquoi arrêter de travailler à 60 ans ». En résumé on vit plus longtemps donc on peut travailler plus longtemps.

Le taux de fécondité baisse partout en Europe. La population active va diminuer, mais les autres pays réforment, il faut donc le faire aussi. Le rapport inactif à la retraite/actifs va se dégrader. La seule solution pour résoudre le problème est de reculer l’âge de la retraite et d’allonger la durée de cotisation. Pour enfoncer le clou et répondre à ceux qui considèrent que Sarkozy avait affirmé que jamais il ne toucherait à l’âge de 60 ans, les membres du gouvernement et d’autres avancent que la crise financière est venue bouleverser les choses.

Pour résoudre le problème il suffirait donc de déplacer le curseur des années de cotisation vers les âges les plus élevés et de repousser l’âge légal de la retraite. On augmente ainsi le nombre de ceux qui financent et on baisse le nombre de ceux qui sont financés.

contestable…

L’argument démographique est simpliste et n’a pas de valeur. D’abord l’espérance de vie.

D’une part contrairement à Parisot, Sarkozy, Strauss Khan, nous ne vivons pas jusqu’à 100 ans. L’espérance de vie ne progresse pas d’un trimestre par an. Les partisans de la réforme oublient qu’il faut distinguer l’espérance de vie à la naissance, de l’espérance de vie à 30 ans, 40 ans… Pour le COR (Conseil d’Orientation des Retraites) l’espérance de vie à la naissance a progressé depuis 50 ans de 4,8 ans pour les hommes soit 0,39 trimestre par an et de 7,2 ans pour les femmes soit 0,58 trimestre par an, nous sommes loin du trimestre supplémentaire par an. D’autre part, il serait bon de raisonner avec l’espérance de vie en bonne santé. Pour l’INSEE, il est de 64 ans pour les femmes et de 63 ans pour les hommes.

Enfin si nous vivons plus longtemps, ceci résulte de plusieurs facteurs dont : l’amélioration des conditions de vie, l’amélioration des conditions de travail et la réduction de la durée du temps de travail. En reculant l’âge de la retraite, l’espérance de vie pourrait ne plus augmenter. Ce n’est pas en travaillant plus que l’on vivra plus longtemps et en bonne santé. A cela il faut ajouter que de nombreux rapports de médecins du travail (cf. le journal d’un médecin du travail, de Dorothée Ramaut) montrent la dégradation des conditions de travail dans de nombreux secteurs : pénibilité, stress (France Telecom), le tout renforcé par le développement de la flexiprécarité du travail et les pressions exercées par les employeurs.

A noter que contrairement aux prévisions de l’INSEE, la population active française ne baisse pas, elle sera stable au moins jusqu’à l’horizon 2050. Il est donc possible d’affirmer que les données statistiques, « les chiffres », utilisés par les partisans de la réforme sont faux.

En ce qui concerne le taux de fécondité, il faut en fait prendre en compte le taux de descendance finale des générations féminines. Pour la France, la baisse de ce taux ne concerne que les générations 1960-1970, ce qui n’est jamais déclaré (pourquoi ???). D’autre part, ce taux est l’un des plus élevé d’Europe. Pourquoi alors faire la même chose qu’ailleurs en Europe alors que la situation est différente ?

Évoquons enfin le rapport inactifs/actifs :

2000 : 4 inactifs pour 10 actifs

2040 : 7 inactifs pour 10 actifs

Avec ce type de raisonnement, on aurait pu prévoir dès 1945 que la France serait confrontée à une crise alimentaire sans précédent depuis le moyen âge (Cf. René Passet). Au moyen âge, un agriculteur nourrissait 5,3 personnes, par conséquent en 2000 il devrait en nourrir 50. Dramatique non ? Or, la France n’a pas connu ce problème. La France exporte même des denrées alimentaires. En effet il y a eu une augmentation considérable de la productivité agricole. Avec les hypothèses du rapport Charpin et du COR, la croissance annuelle de la productivité est de 1,7%. Cette croissance permettrait le doublement de la production d’ici 2040. De ce fait 78 retraités à la charge de 10 actifs ne pèseraient que pour 3,5 !!!!

D’ailleurs Denis Kessler (un dur du MEDEF, un partisan acharné d’une réforme des retraites) déclarait il y a quelques années qu’une augmentation de « 0,5% par an de la productivité entre 2000 et 2025, compenserait la baisse du nombre d’actifs». (Éloquent, non ?).

Le rapport retraités/cotisants sera donc meilleur que celui affirmé. En ce qui concerne la progression de la productivité, il est possible de remarquer que la productivité horaire a été multipliée par 22 entre 1896 et 1997. Cela a permis de multiplier la production par 12 tout en diminuant le temps de travail de chacun de 48% (2913 Heures annuelles en 1896 ; 1 579 heures annuelles en 1997). Bref le nombre d’actifs occupés en 100 ans n’a augmenté que de 9%, chacun de ces actifs a réduit de 48% sa durée annuelle de travail et pourtant la production totale a augmenté de 1 100% (multipliée par 12), or dans le même temps la population n’a même pas doublé.

A partir de là que reste t-il du problème ? Seulement qu’une tranche d’âge ayant un peu plus d’importance devrait avoir une part du produit (richesse) plus importante, ce que l’on a toujours fait.

et rend la solution choisie non rationnelle, voire aberrante…

En augmentant le nombre d’années de cotisation et en reculant l’âge légal de la retraite, on va augmenter le nombre de ceux qui financent, et baisser le nombre de ceux qui sont financés. Mais cette solution oublie : le chômage, le fait que 60% des salariés du privé qui liquident aujourd’hui leur pension sont déjà sous une forme ou une autre en cessation d’activité. La conséquence de la réforme sera de diminuer le nombre de ceux qui pourront prétendre à une retraite à taux plein à l’âge légal. De ce fait, l’âge réel de la retraite ne sera pas de 62 ans mais plus proche de 65 ans et même 67 ans. Il faudrait entrer en activité vers 20 ans et même 18 ans en faisant référence à la volonté du MEDEF.

Actuellement selon le COR, 10% des retraités vivent sous le seuil de pauvreté et 50% perçoivent une retraite nette inférieure à 1 050€. C’est une évidence le nombre de retraités pauvres va progresser. Bien évidemment le gouvernement tente de minimiser cette réalité en encourageant la capitalisation. Déjà le 3 février 2003, Raffarin déclarait : « il faut permettre aux français de mieux épargner pour leur retraite ». En fait, le gouvernement s’inspire clairement du FMI pour qui « un système de retraite par répartition peut déprimer l’épargne nationale parce qu’il crée de la sécurité dans le corps social ». Vision partagée en 2005 par Milton Friedman, chef de file de l’école de Chicago, qui dans une interview donnée à H. Lepage (lui aussi ultra libéral) affirmait que la mise en place d’un système de retraite par répartition était une erreur historique (tout fonctionnait bien lorsque les individus étaient responsables de leur vieillesse).

…mais révélatrice d’une véritable philosophie : la logique libérale, voire ultra libérale.

Il est clair que la réforme attaque le principe de répartition (de solidarité). On veut développer la capitalisation. De ce fait on remplace le risque démographique par le risque boursier (Cf .Enron, Worldcom, Ahod, Vivendi, CREF…). En Angleterre, aux Etats-Unis, des milliers de travailleurs ont dû reprendre un emploi. Le gouvernement d’un côté accuse les marchés financiers d’être à l’origine de la crise mais d’un autre met en place un système qui avantagera ce système financier et fait payer aux individus les pertes engendrées par ce système, c’est bien là, la logique du capitalisme « privatisation des profits, socialisation des pertes ». D’autre part la capitalisation peut déprimer la consommation, ce qui a un effet dépressif sur la consommation.

La France respecte les accords de Barcelone (2002) par lesquels nous nous engageons à faire passer l’âge moyen de départ à 62,5 ans. Il faut noter qu’à cet âge la proportion de salariés ayant validé 40, 41 ans de cotisation sera de plus en plus faible. Selon le modèle de microsimulation de l’INSEE « Destinie », la proportion sera de 30% en 2020 et de 20% en 2030. Ne pas oublier que c’est entre 25 ans et 30 ans que l’emploi se stabilise. Il est également clair que la réforme veut protéger les institutions financières et le patronat. Du fait de l’allongement de la période de référence et de l’indexation des retraites sur les prix et non plus les salaires (réforme Balladur), les pensions à l’échéance 2020 pourraient diminuer de 20 à 30% selon les spécialistes. Retraite pourrait rimer avec pauvreté pour des milliers de personnes qui vont donc se ruer sur l’illusion de la capitalisation faisant ainsi les beaux jours des financiers.

Enfin la volonté est clairement d’exercer une pression à la baisse sur les salaires et donc de renforcer le partage de la richesse en faveur des profits. Comment en effet reculer l’âge de la retraite en période de fort chômage ? La pensée libérale a véritablement une rationalité très limitée. Ceci est clairement un cadeau au patronat. La logique gouvernementale (confirmée par l’ensemble des réformes : retraite, santé, éducation, collectivités territoriales ….) est celle du retrait de l’Etat (pour laisser jouer la loi du marché). Cette logique est celle du capitalisme financier qui veut s’accaparer les gains de productivité. On a même vu des fonds de pension dénoncer les entreprises qui privilégiaient l’investissement productif par rapport à la distribution des dividendes !!!

D’autres solutions existent.

  1960 2000 2040
PIB(richesse) en md€ constants 750 1 500 3 000
% consacré à la retraite 5% (soit 37,5md€) 12% (soit 180md€) 20% (soit 600md€)
Reste en md € 712,5 1 320 2 400

Les chiffres sont éloquents. On constate que le poids des richesses consacré aux retraites a évolué de 1960 à 2000, passant de 5% à 12%. Pour maintenir le niveau actuel des retraites sans reculer l’âge de la retraite, sans allonger la durée de cotisation, il faudrait consacrer en 2040 20% des richesses aux retraites. Il suffirait donc de continuer l’effort commencé en 1960. Il suffirait de consacrer 600 milliards d’euros aux retraites et il resterait 2 400 milliards d’euros pour le reste.

OU EST DONC LE PROBLEME ????

Pour poursuivre l’effort engagé il suffirait d’augmenter les prélèvements sur tous les types de revenus. Pour cela on peut augmenter les cotisations salariales et patronales, augmenter la fiscalité sur les bénéfices, taxer fortement les stocks options (chaque jour les présidents des sociétés du CAC 40 touchent 1,75 SMIC).

Il faudrait en ce qui concerne les cotisations salariales et patronales continuer l’effort à savoir une progression de 0,25 point par an des cotisations patronales et une progression de 0,12 point par an des cotisations salariales. Mais le gouvernement n’a pas choisi cette orientation, c’est la seule piste totalement exclue par Sarkozy. Le gouvernement se fait une fois de plus l’allié du patronat et des financiers. Il refuse d’augmenter les cotisations sous prétexte que ceci nuirait à la compétitivité des entreprises. Or ,cet argument ne tient pas.

La France ne souffre pas d’un manque de compétitivité par les coûts : les salariés français sont très productifs. En effet, un salarié français produit en moyenne 17% de richesses de plus qu’un japonais, 14% de plus qu’un anglais, 11% de plus qu’un allemand… La France est aussi le pays développé à économie de marché où les coûts unitaires de la main d’œuvre (coût du travail corrigé par l’évolution de la productivité) ont le plus baissé depuis 1990 dans l’industrie… Le problème de la France est un manque de compétitivité hors coûts : l’innovation moteur de la croissance est insuffisante, il en est de même pour les dépenses de recherche-développement (2,1% du PIB en France contre 2,7% aux USA, 3,6% en Finlande, 3,7% en Suède…). Même situation pour les dépenses par étudiants où selon l’Organisation de Coopération et de Developpement Economique (OCDE), nous arrivons largement derrière les USA, L’Angleterre, L’Allemagne, le Japon….

Il faut en fait trouver 43 milliards d’euros par an.

43 milliards d’euros cela représente 2/3 de ce que les salariés ont dû concéder aux entreprises dans le partage de la valeur ajoutée depuis 1980.

43 milliards d’euros c’est une somme inférieure aux dividendes perçus par les ménages les plus riches (environ 50 milliards d’euros).

Le gouvernement exige donc un effort uniquement des salariés pour casser définitivement tout mouvement social…

Conclusion

Si des solutions existent, le gouvernement choisit une autre méthode tant sur la forme (on ne négocie pas) que sur le fond : on impose une logique libérale (ultra) dans la ligne des orientations de l’OCDE, du FMI…Un signe très fort de cette logique est que depuis 25 ans la part des salaires dans la richesse a régressé de 10 points au profit des détenteurs de capitaux (or 3 points sur les 10 points sont suffisants pour maintenir le système des retraites).

Contrairement à ce qu’affirme le gouvernement, sans le démontrer, il est toujours et encore possible de sauver les retraites sans augmenter l’âge et sans augmenter la durée de cotisation, tout simplement en poursuivant naturellement l’effort débuté après la seconde guerre. C’est effectivement un choix de société, un choix de vie.

Dominique Boninsegna

L’eau rapporte de l’argent

Résumé du film Water Make Money suivi d’un débat :

Film très intéressant, similaire à « Solutions locales pour un désordre global »,mais axé exclusivement sur l’eau.
En effet, le film présente les 2 acteurs nationaux qu’on retrouve un peu partout ailleurs dans le monde, qui exploite la ressource naturelle eau.
Il s’agit du groupe Suez – anciennement Suez-Lyonnaise des eaux, et anciennement encore Lyonnaise des eaux – et du groupe Veolhia – anciennement Vivendi, et anciennement encore CGE ou Compagnie Générale des Eaux –
Ces deux acteurs privés se voient remettre depuis une trentaine d’années, par les municipalités des grandes villes, la gestion du réseau de distribution de l’eau désignée sous le vocable, un tant soit peu fallacieux de « PPP : Partenariat Public-Privé ».
Ceci a pour effets logiques :

  1. Augmentation du prix de l’eau puisque l’objectif d’une société privée est la course aux bénéfices pour la seule satisfaction des actionnaires
  2. En conséquence, la négligence de l’entretien des canalisations et des installations sur le long terme, car la visibilité des investissements du privé, même dans le cas de ce produit de consommation courante qu’est l’eau, est le court terme, au mieux, le moyen terme, soit entre 5 et 15 ans, en gros, cela correspond à la durée de la concession faite par la municipalité à la société exploitante !
    Donc, avec la dégradation des installations, on constate des fuites dans les installations représentant jusqu’à 40% dans le pire des cas, de la consommation totale facturée aux villes ou aux clients. Et là où un service public aurait réparé et entretenu ces installations sans même se poser la question, la société privée, elle, n’a pas intérêt à colmater les fuites, puisque l’eau est de toute façon facturée !
  3. Même si les municipalités sont censées garder un droit de regard sur la gestion de l’eau de leur ville faite par leur sous-traitant, dans les faits, la société privée s’accapare rapidement tous les savoirs faire, laissant démuni le client pour le suivi et le contrôle du sous-traitant.
  4. L’apparition d’avenants aux contrats initiaux, modifiant des clauses qui permettent à la société de gonfler les coûts, et de faire payer ses investissements par le citoyen, à travers les coûts.

Le film présente plusieurs grandes villes qui reviennent à une gestion de l’eau par les services public en France après 10 à 20 ans de recul et d’expériences avec le privé, soit en dénonçant, soit en ne renouvelant pas, les contrats. Il s’agit de Grenoble, de Paris, de Brest, et de plusieurs autres encore.
Il dénonce aussi l’escroquerie consistant en ce que la société Véolia ou Suez, propose un droit d’entrée conséquent et substantiel à la ville pour la reprise de la gestion de l’eau. Ce droit d’entrée présenté comme un généreux cadeau offert, se révèle en réalité un emprunt que la ville a souscrit auprès d’une société écran filiale du groupe, et qu’elle doit rembourser. La ville n’a donc pas d’autre choix que d’autoriser l’augmentation du prix de l’eau. Mais il s’agit là d’une opération démagogique trompeuse, car avec ce droit d’entrée, les villes souvent beaucoup endettées peuvent rembourser leurs dettes et investir dans de nouvelles infrastructures. Cela influence fortement l’électorat qui trouve alors que le maire en place se préoccupe bien de ses citoyens . . . sans que ceux ci ne réalisent qu’ils vont le payer avec leurs prochaines factures d’eau.
Les statistiques montrent des disparités allant jusqu’à 54% sur le prix de l’eau selon les villes. Les villes où l’eau est la plus chère sont : Paris, Bordeaux et quelques autres que j’ai oubliées.
On nous montre qu’il faut toujours plus traiter l’eau pour la rendre potable, car elle est de plus en plus polluée.
Ce qui est là aussi fallacieux au regard de l’exemple de la ville de Munich en Allemagne, qui a repris sérieusement les choses en main jusqu’à la source, et ainsi fait passer tous les éleveurs et agriculteurs autour de la ville de Munich à passer au bio, supprimant du coup tous les pesticides, antibiotiques, engrais, nitrates, hormones, médicaments, . . . etc, qui étaient au préalable présents dans les eaux et nappes phréatiques.

Et là je dis ah enfin le vrai problème est abordé ! Malheureusement, selon moi, le film ne s’est pas assez attardé sur cette question fondamentale. Car en effet, le problème n’est pas d’investir toujours plus dans des installations à la technicité de plus en plus grande, pour dépolluer. Il faut annihiler toutes les pollutions en amont. C’est la seule solution durable.
Même durant le débat très intéressant qui s’est suivi, cette question fut peu soulevée. J’avoue ne pas avoir eu la présence d’esprit de prendre la parole et de dire que nous sommes tous responsables en continuant à manger de la viande et à consommer non bio.
Il a été soulevé, durant le débat, un projet d’aqueduc amenant l’eau du Rhône pour irriguer les vignes audoises, car le département présente un risque dans l’avenir de manquer d’eau. C’est hallucinant ! Là encore, c’est ce matin seulement que je réalise l’absurdité d’un tel projet. Car faudrait peut être commencer par se passer de son litron de rouge à chaque repas qui maintient une présence d’alcool dans le corps qui endort la conscience. Notre responsabilité est donc quasi totale dans toute cette histoire.
Coluche disait : « Quand on pense qu’il suffirait que les gens n’achètent plus de saloperies pour que ça ne se vende pas ! »

Suite à cela, il me vient une dernière réflexion par rapport aux projets de parcs éoliens et solaires :
Il est certain que ça va fonctionner pareil : Les villes partisanes du projet vont recevoir un gros droit d’entrée pour implanter ce parc, ainsi que des loyers mensuels ou annuels conséquents. Mais ce n’est pas un don, c’est toujours un prêt qui devra être remboursé. Alors comment sera remboursée cette somme ?
il sera sans doute difficile de faire le lien avec le prix de l’électricité qui va augmenter, puisque celui ci est national . . .

Voila.
J’espère que vous en savez maintenant un peu plus sur ce film que j’applaudis, car il a le mérite d’éveiller au problème du capitalisme, du libéralisme et de la responsabilité.

Bon avenir à vous.

 

La conscience collective s’établit sur des mensonges historiques

 

Nous sommes à même de mesurer  le désert qui existe entre  la  réalité  du monde  et  la  conscience qu’en a la majorité des humains.
Voici donc quelques exemples de mensonges du prêt-à-penser mondialement imposés dans les grands médias et dans les écoles sous peine de sanctions sévères :

– Les Twin Tower ont été détruites par deux avions pirates d’al-Qaïda –
> FAUX
L’impossibilité technique d’une telle hypothèse a été vingt fois démontrée par des  ingénieurs  indépendants. Des contre-enquêtes et témoignages incontournables ont fusé de toutes parts sur Internet ; divers livres, flms et documentaires ont démontré le complot américain.
– Al-Qaïda est une organisation  terroriste dirigée par Ben Laden –
>FAUX
C’est une création de la CIA pour justifier les guerres, et pendant que l’on cherchait Ben Laden dans  les montagnes de  l’Afghanistan,  il se  faisait dialyser à Dubaï par les services américains
– Saddam Hussein a été capturé par l’armée américaine et exécuté par pendaison –
> FAUX
C’est  l’un   de  ses quinze  sosies qui a  servi pour  le montage de cette parodie entièrement truquée.
– Les vaccinations ont fait régresser les maladies –
> FAUX
Cette affirmation gratuite est mise en pièces par  toutes  les statistiques mondiales étayées par des dizaines d’ouvrages sérieux ; c’est même une hécatombe organisée sur la peur qui continue à faire la fortune des labos pharmaceutiques.
– Soucoupes volantes et civilisations extra-terrestres n’existent pas –
> FAUX
De nombreux textes anciens de tous les continents parlent de visiteurs du ciel. Depuis plus d’un demi siècle, des centaines de milliards de dollars ont été alloués par divers gouvernements pour étouffer et  ridiculiser  tout témoignage  individuel.  Pourquoi  ?  Parce  que  des  pactes  scélérats  ont  été scellés avec deux races de mauvais E.T. pour leur laisser installer une dictature mondiale en échange de leurs avancées technologiques – nous vivons le plein dénouement de cette affaire…
– Les pyramides de Gizeh sont les tombeaux de trois pharaons –
> FAUX
Les  pyramides,  bien  antécédentes  aux  dynasties  pharaoniques,  sont les  restes  d’une  technologie  atlante  avancée.  Elles  furent  à  la  fois  des générateurs  rayonnants  d’énergie  libre  et  des  centres  initiatiques  où  la plupart des noms prestigieux de  l’antiquité sont passés. Le Sphinx   qui porte sur son socle les marques d’une longue érosion par l’eau témoigne d’un âge remontant à au moins 15 000 ans. –  La planète Terre est remplie d’un magma en fusion –
> FAUX
Toutes les planètes sont creuses avec un soleil au milieu. Elles sont l’exacte reproduction d’une cellule avec son noyau au centre. L’intérieur de la Terre est  habité  par  plusieurs  civilisations  avancées  disposant  de  vaisseaux spatiaux  et  qui  nous  considèrent  (avec  raison)  comme  de  dangereux barbares.
– L’homme descend du singe ou d’Adam et Eve il y a 6000 ans –
> Deux fois FAUX !
Le schéma humain est universel. Les  races humaines ont été  importées sur  la  terre par des super-civilisations  (Adonaï – Elohims). Nos soi-disant ancêtres  et  autres  cromagnons  ne  sont  que  des  branches  dégénérées. L’homme  de  Turkana  découvert  en  1984  et  qui    remonte  à  1,6 millions d’années mesure 1,85 m et nous ressemble parfaitement.

Je pourrais en aligner encore beaucoup comme cela…
Excusez-moi, mon métier c’est dérangeur de certitudes.