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Mai 11 2017

Une « monnaie libre » n’est pas libre !

Ce type de monnaie prétend se baser sur des concepts similaires aux libertés exigées dans le logiciel libre.
Est ce vraiment légitime ?


Un logiciel libre est un programme informatique dont le code source (dans le cas où l’exécutable est issu d’un processus de compilation et non d’interprétation !) est disponible pour les utilisateurs. La licence associée à cette création immatérielle protège légalement tout utilisateur pour exécuter ce logiciel, l’étudier, le redistribuer ou l’améliorer. Le grand bénéfice de ce type de logiciel est sa diffusion possible de façon virale sur tout Internet, et donc une qualité et une résistance aux bug ou faille jamais atteinte avec un logiciel fermé. L’inconvénient est que le modèle économique de développement de ce type de logiciel n’est pas autonome. Une partie des investissements sur ces logiciels libres provient de la vente de logiciels fermés. Par exemple, de grands programmeurs/contributeurs de logiciels libres sont salariés de société commerciales. L’informatique s’oriente donc vers un écosystème composés de logiciels libres et fermés qui se complètent parfaitement.

Si l’on dépasse un éventuel désir de Stéphane Laborde, l’inventeur de la TRM de transposer le travail de Richard Stallman au monde monétaire, on peut se demander ce qui motive ce parallèle.

Tous deux sont des mouvements non gouvernementaux, non officiels, issus de simple individus ayant de grande compétences techniques, mais sans aucun pouvoir politique ni financier, et qui diffusent largement par le Net, qui attaquent, qui contestent la légitimité de certaines institutions dotées elles de gigantesques pouvoirs historiques, politiques et financiers. Ces combats sont auto-justifiés au nom de principes démocratiques, en particulier la défense de la liberté que les institutions restreindraient ou bafoueraient des droits fondamentaux des citoyens du XXI siècle.

Le parallèle devrait s’arrêter là car une monnaie n’est pas un logiciel, même si elle en utilise de plus en plus pour son utilisation moderne.

De quelle liberté parle t-on ?

Si l’on évoque la liberté d’échanger, d’acheter ce que l’on veut, où l’on veut, sans discriminer l’acheteur (prix à la tête du client), sans obliger le vendeur à vendre, alors on ne fait que se référer à la loi de l’offre et de la demande sur un marché ouvert. Certes, en cachant des informations, on peut spéculer ou monopoliser un marché, mais cette liberté n’est en rien contrôlée par la ou par les monnaies utilisées. Cette liberté peut être aussi bien bafouée que respectée quelque soit la devise, Euro, Bitcoin ou Sol-violette. L’échange n’est effectif que si les deux partis en sortent gagnants et si le refus de l’un implique qu’il ni ait alors plus d’échange possible.

De même, dans une société démocratique, chacun est libre de créer la valeur économique qu’il désire, en fonction de ses compétences, ses désirs, ses possibilités, ses relations, son investissement, mais là encore, la monnaie reste un outil neutre dans les effets de cette liberté.

Sur la liberté d’estimer la valeur d’un bien ou d’un service, chacun est bien entendu libre d’avoir son opinion, mais pour concrétiser un échange, il faut que les estimations des acheteurs rejoignent celles des vendeurs avec tous les effets de groupe qui émergent d’un marché. La monnaie ne joue ici que le rôle de référentiel commun, d’unité de mesure de l’argent. Il ne s’agit pas de savoir si une monnaie subie une inflation (relative), une déflation, ou si même ces concepts sont applicables. Ce qui est important est la stabilité de la représentation mentale de cette unité, afin que les échanges soient le plus justes possibles. Si une baguette de pain est affichée à 1€, cela donne une idée relative aux autres biens et relative aux salaires, de la valeur d’une baguette, en tout lieux et en tout temps. C’est parce que les prix sont relativement stables que l’on peut faire confiance, la plupart du temps dans le prix proposé en société sans faire une analyse détaillée du pouvoir d’achat de l’acheteur, et du gain estimé du vendeur. Tous les jours, nous ne nous posons pas la question s’il est normal qu’une baguette de pain vaille 5, 6 ou 10 minutes d’enseignement d’un prof par exemple. Une monnaie stable dans le temps permet éventuellement de révéler quelques positions abusives que le peuple pourra ensuite corriger en régulant le marché ou en exigeant un répartition différentes des taxes.

Les valeurs des choses sont toutes relatives les unes aux autres et la monnaie qui sert à quantifier ces valeurs est elle aussi relative au référentiel constitué de tous ces biens. Dans un univers ou tout bouge, la monnaie est justement responsable de maintenir une illusion de stabilité. Donc le caractère « relatif » de la monnaie n’est pas lié aux monnaies dites « libres » de la « TRM ». Au contraire, plus il y a stabilité, plus les effets intrinsèques à la monnaie s’effacent pour n’être qu’un instrument facilitant le troc (différé). Sans fixation d’un taux de change d’une nouvelle monnaie par rapport à une ancienne, on subit les aléas non rationnels d’un marché de jeunesse, marché qui fait le bonheur des spéculateurs.

Enfin, d’après les tenants des monnaies dites « libres », il faudrait que chaque citoyen puisse choisir librement sont système monétaire car croit-on,

la monnaie ne s’impose pas !

Que dirait-on d’une société qui autoriserait chaque membre à faire ses propres routes et à y implanter des péages pour les autres automobilistes, avec un système d’abonnement. Chacun devrait réfléchir des heures pour déterminer si tel abonnement est nécessaire ce mois ci et s’il ne vaut pas mieux changer d’itinéraire. Une minorité des heureux possesseurs de routes feraient fortune tandis que d’autres feraient faillite sur des routes parallèle toujours vides. Il y a certaines fonctions régalienne que l’État ne doit pas laisser au secteur privé pour la simple et bonne raison qu’elles génèreraient plus de problèmes qu’elles n’en résoudraient. De même, imaginons que nous ayons chacun 500 prestataires d’électricité, avec seulement les différences marketing. Ce serait un monde de liberté proche de l’enfer !

Pour certaines fonctions et la monnaie est peut être la meilleure candidate, nous ne voulons pas de concurrence, nous ne voulons pas nous prendre la tête à choisir, à comparer, à mesurer. Pourquoi voudrions nous choisir un panier de systèmes monétaires différents, fussent-ils libres ou pas ? Donc cette liberté n’est absolument pas à revendiquer. Chacun a besoin d’une monnaie et une seule, mais pas plus d’une, car plus il y en a et plus c’est compliqué…. pour rien !

Par contre, comme le système monétaire d’usage officiel est naturellement et historiquement en position dominante, il faudra veiller à ce que leurs dirigeants n’abusent pas de leur position privilégiée et respectent certaines règles démocratiques. Pour faire respecter ces exigences, certains petit citoyens malins utilisent des véritables armes de combat financier, dont font partis les crypto-monnaies de type bitcoin ou les « monnaies libres » (non encore déployées en 2014). Toutes ces monnaies non officielles ont l’avantage de faire pression sur les institutions pour leur dire:

…si vous magouilliez trop avec l’€ ou avec le $, le peuple va utiliser Bitcoin ou équivalent, et vous ne pourrez plus rien contrôler du tout.

Seulement voila, ces monnaies alternatives ont de très gros défauts, elles sont inéquitables et elles génèrent d’autres injustices, parfois plus grosses que celles des imposées par les banquiers. Elles sont le terrain de jeux idéal des spéculateurs qui ne font qu’une bouchée des curieux venus voir ces nouvelles monnaies modernes plein de promesses. Que les choses soient claires, les crypto-monnaies « libres » ou à la Bitcoin sont des armes anti-finance, qui se servent des citoyens comme soldats pour les emmener à la boucherie. Pour tous les gens normaux qui ne spéculent pas et qui préfèrent passer leur temps à créer de la vraie valeur économique, ces nouvelles monnaies sont un piège à éviter absolument.

Le pire est que si des dizaines ou des centaines de telles crypto-monnaies apparaissaient, avec un blanchiment obligatoire si leur masse monétaire dépasse une taille critique, alors le comportement rationnel de tout citoyen seraient de s’y abonner au plus tôt pour faire parti des gagnants, ce qui imposerait un véritable travail de veille, et ensuite de gestion complexe et inutile et qui créerait un véritable jeu d’argent forcé. S’y désintéresser vous condamnerait à être toujours perdant et donc à payer les vrais joueurs. Donc cette liberté de multiplication des systèmes monétaires conduirait à une obligation de jeu. Il n’y aurait pas la liberté de « ne pas jouer ». On aboutit donc à une contradiction qu’une monnaie dite « libre », prive chacun d’une liberté fondamentale; celle de ne pas devoir jouer pour échanger des biens et services. D’un point de vue économique, les répercussions sont aussi graves car une partie de plus en plus grande de l’activité humaine serait consacrée à spéculer entre monnaies et non à créer de la vraie valeur.

Pour illustrer mon propos, imaginons une société/groupe composé d’une seule personne; un singleton, qui invente une monnaie, le Single (Sg). Comme c’est une crypto-monnaie, il crée (programme) 10 000 comptes initialisés avec une valeur totale d’un milliard de Sg.

Il fait générer par un ordinateur un bon milliard de transferts aléatoire entre ces comptes en veillant à ce que vu de l’extérieur, on perçoit une activité économique intense d’environ 10 000 individus qui travaillent durement tous les jours. De même, il fait générer des transferts aléatoire, disons 100 000 vers et depuis un compte réel en €, sachant que ce dernier compte n’a pas besoin d’être provisionné et aucune activité réelle n’y est observée en privé. Ces échanges avec l’extérieur sont un prétexte pour fixer un taux de change avec l’€ sur un simulacre de marché. Notre homme ferait grimper régulièrement ce taux, avec quelques petits sauts pour simuler l’activité d’un marché ouvert en pleine croissance. Comme un très beau site web au rendu professionnel en HTML5, retrace l’activité quotidienne de ce marché, très dynamique, il est fort probable qu’il y ait des curieux ou des investisseurs qui voudront y participer, en amenant de l’argent frais; des vrais € ou des vrais $ ! Quand les poissons ont mordu à l’hameçon, le créateur de monnaie vend ces Sg qui ne lui ont rien couté contre des vrais €. Anticipant sur la chute du court, il se retire avec quelques millions d’€ gagnés. Bien entendu, durant toute l’opération, il n’aura créé aucun bien manufacturé ni aucun service. Il n’a juste volé autrui.

Il y a une règle commune aux crypto-monnaies type bitcoin et aux monnaies libres; c’est qu’elles favorisent les premiers entrants, les premières parce que le minage est plus facile, les secondes parce que l’entrée tardive dans la communauté ne donne pas accès aux revenus antérieurs (arriérés). L’injustice est cependant moins importante pour les monnaies libres que pour les Ponzi-crypto-monnaie, mais elle n’est pas nulle. Plus il y a de monnaies libres, avec des communautés réduites, et plus il y a d’injustice par l’impossibilité dans le temps de s’abonner à toutes et de toutes les suivre.

Nous venons de voir qu’une monnaie « libre » prive en fait de liberté et de temps pour jouir des biens/services achetés/vendus. Or avec la montée de l’économie de l’attention au XXI siècle, le temps est une donnée précieuse. L’idéal est toujours qu’il n’y ait qu’une seule monnaie, respectant des contraintes démocratiques.

Pour en revenir à Wikipedia, je ne suis pas l’auteur anonyme qui demande la suppression de l’article TRM et Création Monétaire, mais je conteste vivement la prétendue défense de liberté de ces monnaies. Au contraire, je les accuses d’être des armes finalement tournées contre le peuple car les banquiers restent qu’on le veuille ou pas, mieux protégés que le citoyen moyen.

LF

 

Avr 05 2017

Privés de devoirs, les élèves finlandais sont devenus les meilleurs

Le réalisateur Michael Moore a comparé le système éducatif des États-Unis avec celui de la Finlande. Ce qu’il a découvert l’a laissé sans voix.

L’éducation étant à la base de tout, les différents candidats à l’élection présidentielle devraient absolument s’intéresser au cas finlandais. Là-bas, les enfants ont très peu d’heures de cours, n’ont quasiment aucun devoir à rendre et sont sans cesse invités à jouer. Résultat : ces élèves sont devenus les meilleurs du monde !

La Finlande a amorcé cette révolution dans les années 70. À l’époque, leur système éducatif était jugé assez médiocre mais, désormais, il fait des étincelles. Pour percer le secret de cette réussite, le réalisateur américain Michael Moore s’est rendu sur place… et il n’en est pas revenu. Un reportage rafraîchissant, enthousiasmant… et terriblement inspirant ! Regardez.

 

(Vidéo extraite de Where to invade next.)

D’un point de vue états-unien, ce modèle donne le vertige tellement il est projeté vers l’avenir. Mais pour en arriver là, il aura fallu lutter contre tous les conservatismes et les préjugés sur le progressisme dans l’éducation. Le système éducatif finlandais, réformé en 2007, est considéré comme l’un des meilleurs au monde. Les jeunes Finlandais arrivent désormais dans les premières positions des classements internationaux en science, lecture et mathématiques. Leur système est 100% financé par l’Etat MAIS celui-ci arrive à dépenser en moyenne 30% de moins par élève que les Etats-Unis.

« On essaie de leur apprendre à penser par eux-mêmes et à avoir un esprit critique. »

« Le cerveau doit se détendre de temps en temps. Si on vous assène de la matière sans cesse, ça n’a aucun sens, vous n’apprenez rien »

« On tente de leur apprendre à être des humains heureux. À respecter les autres et eux-mêmes. »

Leen Liusvaara, directrice d’école en Finlande :

« Il y a tellement plus dans la vie qu’à l’école… »

On ne saurait mieux dire que cette dernière citation. Une fois qu’on a compris ça, on peut enfin offrir à nos enfants l’école qu’ils méritent, celle qui offre confiance en soi, joie de vivre et soif de découverte.

Sur le même sujet, lire aussi : En Finlande, les élèves apprennent à vivre ensemble. Résultat : ce sont les meilleurs !

Mar 09 2017

Le formaldéhyde est interdit dans les jouets mais autorisé dans les vaccins

Le formaldéhyde est interdit dans les jouets mais autorisé dans les vaccins

Le Comité pour la Vaccination piloté par Marisol Touraine a rendu son rapport public le 30 novembre 2016 

– Il recommande de rendre obligatoire tous les vaccins présents dans le super-vaccin Infanrix Hexa. 
– Il recommande d’ajouter huit vaccins obligatoires (contre trois actuellement, la diphtérie, le tétanos et la polio, soit DTP). 
– Il parle même de rendre obligatoire le tristement célèbre Gardasil, contre le cancer du col de l’utérus (vaccin anti-papillomavirus), et éventuellement d’étendre l’obligation à tous les petits garçons ! ! ! 
– Il recommande de priver les enfants d’accès aux crèches, écoles et toute autre collectivité si les parents refusent une seule de ces vaccinations et d’engager des poursuites judiciaires. 
– Il veut mettre à la charge de la collectivité (c’est-à-dire les contribuables) les inévitables accidents qui découleraient de la généralisation des vaccins, par un « régime d’indemnisation pris en charge par la solidarité nationale »… 
http://petitions.ipsn.eu/mobilisation-vaccins-enfants 

Formaldéhyde interdit dans les jouets 

Les législateurs de l’Etat du Minnesota ont décidé que le formaldéhyde, agent cancérigène connu et redoutable, était trop dangereux pour qu’il puisse se trouver dans les produits pour enfants. Conformément à l’article 325f.175- (hf458), les produits contenant du formaldéhyde furent interdits à la vente à partir du 1er août 2014 pour les fabricants, et à partir du 1er août 2014 pour les détaillants. Comment se fait-il que le formaldéhyde soit interdit dans les jouets et les vêtements pour enfants et qu’il puisse encore se trouver dans les vaccins ? On reste perplexe. Les législateurs ne veulent pas que votre enfant puisse jouer ou mettre dans sa bouche des produits qui contiennent du formaldéhyde, mais si votre médecin injecte un vaccin contenant du formaldéhyde, là il n’y aurait aucun problème ? 

On peut d’abord se poser la question de savoir pourquoi on trouve du formaldéhyde dans les vaccins. En fait, ce produit chimique a été utilisé dans le processus de fabrication des vaccins pendant plus d’un demi- siècle. On a commencé à l’utiliser pour inactiver le virus de la polio dans les premiers vaccins mis au point par Jonas Salk à la fin des années 1940 et au début des années 1950. Mais le formaldéhyde n’a pu inactiver tous les virus du vaccin. Ainsi, l’on sait depuis que le vaccin polio a été contaminé par le virus simien cancérogène SV40. 

Après avoir été utilisé dans le vaccin polio, le formaldéhyde a été largement utilisé dans la fabrication des vaccins pédiatriques. Pour nous rendre compte du nombre de vaccins qui contiennent ce produit cancérogène, jetons un coup d’œil sur les vaccins homologués aux USA contenant du formaldéhyde (ici en microgrammes mg) : Td / DT = 100 mg / Daptacel = 100 mg / Infanrix = 100 mg / Tripedia = 100 mg / Pediarix = 100 mg / Havrix = 50 mg (pediatric) / Vaqta = 4 mg (pediatric) / Twinrix = 100 mg / Comvax < 0.4 mg / IPOL =20 mg / JE-Vax < 200 mg / ADACEL < 5 mg / Boostrix < 100 mg / Fluarix = 5 mg / FluLaval < 25 mg / Fluzone – intradermal < 20 mg. 

Il est intéressant de jeter un coup d’œil au calendrier de vaccinations des USA pour se rendre compte des doses de formaldéhyde qui sont injectées aux enfants : http://vactruth.com/baby-vaccine-schedule 

Que disent les experts ? 

D’une part, la recherche sur le site de l’Environmental Protection Agency (EPA), nous met en garde en disant : « Le formaldéhyde peut endommager les cellules en se liant à l’ADN et ainsi former des composés ADN de formaldéhyde ; ce processus peut interférer avec la réplication de l’ADN et conduire à des mutations comme à des tumeurs cancéreuses ». Cela devrait être extrêmement préoccupant parce que dans chaque notice de vaccin, on peut trouver le passage suivant « Ce vaccin n’a pas été évalué pour ses effets cancérogènes, ses potentiels mutagènes ou l’altération de la fertilité. » 

L’autre aspect est l’argument avancé par la FDA, qui justifie la présence de formaldéhyde dans les vaccins est le suivant : « La quantité de formaldéhyde présente dans certains vaccins administrés aux nourrissons est si faible par rapport à la concentration qui se produit naturellement dans le corps qu’elle ne pose pas un problème de sécurité, selon une étude utilisant un modèle mathématique mis au point par des scientifiques de la FDA américaine. » 

Mais ce modèle mathématique (tout à fait théorique) a-t-il été le seul critère utilisé pour déterminer si le formaldéhyde ne présentait aucun danger quand il est injecté à des bébés ? 

Par ailleurs, de nombreux pharmaciens recommandent de ne pas mélanger les médicaments. Les vaccins ne sont-ils pas après tout aussi des médicaments ? Quels sont les effets synergiques de vaccins multiples, d’ingrédients multiples comme le mercure, l’aluminium que l’on injecte souvent en même temps à des bébés ? 

Conclusion 

Si la législature est préoccupée par les vêtements ou les jouets d’enfants qui contiennent du formaldéhyde, comment peut-on accorder un passe-droit à des vaccins à ingérer ou à injecter qui en contiennent ? 
Les responsables gouvernementaux ne connaissent ni le nom ni le visage de votre enfant. Ils se préoccupent de garder leur poste en veillant à respecter les politiques mises en place. Et n’oubliez pas : s’il arrive que votre enfant soit victime d’un effet secondaire de vaccin, les fabricants, eux, sont protégés par la loi. Enfin, pour ceux qui veulent piocher le sujet, il existe un document de Martin H. Fisher sur les effets toxiques du formaldéhyde sur les animaux : « Les effets toxiques du Formaldéhyde et du formol. »

 

Source

Fév 16 2017

Comment l’Islande a détourné sa jeunesse des drogues

 
 

Instaurer un couvre-feu, faciliter la pratique artistique ou sportive, comprendre la chimie du cerveau des enfants : c’est le triple engagement qui a contribué à faire considérablement reculer la toxicomanie en Islande.
Quelques explications vont vous éclairer sur cette méthode islandaise, que certains qualifieront de peu orthodoxe.
Quoi qu’il en soit, il faut lui reconnaître une efficacité remarquable, jamais vue à l’échelle d’un pays !

Comment l’Islande a détourné sa jeunesse des drogues, alcool et tabac ?

Peu avant 15 heures, par un vendredi après-midi ensoleillé, le Laugardalur Park près du centre de Reykjavik, semble pratiquement désert. On y croise de temps à autre un adulte avec une poussette, le parc est entouré d’habitations. L’école est finie, mais alors… où sont tous les enfants ?

Nous marchons un peu, avec Gudberg Jónsson, un psychologue local, et Harvey Milkman, un professeur de psychologie américain qui enseigne pour une partie de l’année à l’Université de Reykjavik.

Gudberg nous dit : « il y a vingt ans, les adolescents islandais étaient parmi les plus le gros buveur d’alcool d’Europe. » Milkman ajoute : « on ne pouvait pas marcher dans les rues du centre-ville de Reykjavik le vendredi soir sans se sentir en danger (…) Il y avait des hordes d’adolescents ivres qui vous interpellaient. »… mais ça c’était avant.

A quoi est occupée la jeunesse islandaise aujourd’hui ?

Nous arrivons devant un grand bâtiment. « Et ici, nous avons le patinage sur glace couvert », dit Gudberg. Quelques minutes auparavant, nous avons passé deux salles dédiées au badminton et au ping-pong. Ici, dans le parc, il y a aussi une piste d’athlétisme, une piscine chauffée par géothermie. Enfin, on aperçoit quelques enfants jouant avec enthousiasme au football sur un terrain synthétique.

Les jeunes ne sont pas dans le parc à traîner en ce moment, explique Gudberg, parce qu’ils sont en activité périscolaire dans ces différents lieux dédiés au sport, ou dans des clubs pour pratiquer la musique, la danse… ou bien ils peuvent être en sortie avec leurs parents.

Des résultats impressionnants

Aujourd’hui, l’Islande est en tête de liste des pays européens pour les adolescents ayant la vie la plus saine. La proportion des 15-16 ans ayant été ivres au cours du mois précédent était de 42% en 1998, elle a chuté à 5% en 2016. Sur la même période, le nombre de consommateurs de cannabis a baissé, passant de 17% à 7% ; et le nombre de fumeurs de cigarettes réguliers a reculé de façon spectaculaire, avec une chute de 23% à seulement 3% !

Pour parvenir à ce résultat remarquable, l’Islande s’est basée sur des preuves solides mais a également user de bon sens. « Cette étude sur le stress dans la vie des adolescents est la plus remarquable et la plus poussée que je n’ai jamais vu », dit Milkman, « je suis impressionné par la façon dont tout fonctionne.»

 

Peut-on exporter la recette islandaise ?

Milkman fait valoir que s’il était adopté dans d’autres pays, le modèle islandais pourrait bénéficier au bien-être général, psychologique et physique de millions d’enfants ; sans parler des bénéfices pour la société en général et pour les finances des systèmes de santé en particulier.

Milkman a fait parti d’un groupe de chercheurs mis en place par l’Institut national américain sur l’abus des drogues. Lui et d’autres, avaient pour tâche de répondre à des questions telles que :

  • Pourquoi les gens commencent à utiliser les drogues ?
  • Pourquoi continuent-ils ?
  • Quand atteignent-ils le seuil d’abus ?
  • Quand cessent-ils la prise ?
  • Et quand rechutent-ils ?

Pourquoi commencent-ils ? « Eh bien pour les collégiens, il y a la disponibilité, ils sont preneurs de risques, il y a l’aliénation et parfois aussi une dépression.»

Mais pourquoi continuent-ils ? « J’en suis arrivé à la question du seuil d’abus (…) il se pourrait que les ados soient sur un mode d’abus avant même qu’ils soient en prise avec le produit, car il est dans leurs habitudes de faire face aux excès.»

Au Metropolitan State College de Denver, Milkman a joué un rôle dans le développement de l’idée que : les gens s’adonnent à modifier la chimie dans leur cerveau. Les enfants consommateurs réguliers, courent après un « rush » – qu’ils obtiennent en volant des enjoliveurs et des radios et, plus tard, des voitures; ou avec des médicaments stimulants. Bien sûr, l’alcool modifie également la chimie cérébrale. C’est un sédatif qui agit d’abord sur le cerveau, pouvant éliminer les inhibitions et réduire l’anxiété, à des doses limitées.

Les gens peuvent devenir accro, que ce soit à la boisson, aux voitures, à l’argent, au sexe, aux calories, à la cocaïne… L’idée de la dépendance comportementale est devenu notre marque de fabrique.

Cette idée a donné naissance à un autre : « Pourquoi ne pas orchestrer un mouvement social autour des pics naturels obtenus par certains dans la chimie de leur cerveau, car il semble évident que les gens veulent changer leur conscience, sans les effets délétères de la drogue.»

Une précédente expérience qui a démontré son efficacité

En 1992 à Denver, l’équipe de Milkman avait obtenu une subvention gouvernementale de 1,2 M $ pour son Project Self-Discovery. Des adolescents se sont vus proposé de vivre des « rush » naturels en alternative aux drogues et aux actes de délinquance. Enseignants, conseillés et infirmières scolaires étaient impliqués. Ces enfants de moins de 14 ans ne considéraient pas avoir besoin d’un traitement, mais ils avaient des problèmes liés aux stupéfiants et la petite délinquance.

Nous ne leur disions pas qu’ils venaient pour un traitement. Nous leur avons dit que nous allions leurs apprendre tout ce qu’ils voulaient apprendre. Musique, danse, hip hop, l’art, les arts martiaux… L’idée était que ces différents ateliers pourraient fournir une variété de modifications dans la chimie du cerveau des enfants, et de leur donner ce dont ils ont besoin pour mieux faire face à la vie.

Sur le même laps de temps, les enfants ont obtenu des compétences de vie mettant l’accent sur la connaissance de soi, la réflexion sur leur vie, et la façon dont ils interagissent avec d’autres personnes. Globalement, la prévention sur les stupéfiants ne fonctionne pas, car personne n’y prête attention. Ce qui est nécessaire, ce sont les compétences de vie pour agir sur cette information, d’après Milkman.

Les enfants se sont engagés pour un programme de trois mois… certains sont restés cinq ans. 

Pendant ce temps-là en Islande

En 1991, l’Islande s’intéresse aux travaux de Milkman, à ses idées et ses conclusions ; pour son premier centre résidentiel de traitement de la toxicomanie pour adolescents. Un centre conçu autour de l’idée d’offrir aux enfants islandais la possibilité de faire de meilleures choses dans leur vie. Cela a attiré l’attention d’une jeune chercheuse à l’Université d’Islande, appelée Inga Dóra Sigfúsdóttir, qui pose alors la question suivante :

Pourrait-on utiliser des alternatives saines aux drogues et à l’alcool, non plus pour traiter des enfants ayant des problèmes, mais pour éviter que d’autres ne se tournent vers la boisson ou les stupéfiants ?
Une vaste enquête chez les jeunes : des résultats alarmants

En 1992, les jeunes de 14, 15 et 16 ans dans chaque école d’Islande ont rempli un questionnaire. Ce processus a ensuite été répété en 1995 et 1997 :

  • Avez-vous déjà essayé l’alcool ?
  • Si oui, quand avez-vous bu votre dernier verre ?
  • Avez-vous déjà été en état d’ébriété ?
  • Avez-vous essayé la cigarette ?
  • Si oui, à quelle fréquence fumez-vous ?
  • Combien de temps passez-vous avec vos parents ?
  • Avez-vous une relation proche avec vos parents ?
  • Quel genre d’activité pratiquez-vous ?

Les résultats de ces enquêtes à l’échelle nationale étaient alarmants, un quart des ados fumaient tous les jours et plus de 40 % avaient bu au cours du mois passé.

Mais quand l’équipe a fouillé dans les données, elle a pu identifier précisément quelles écoles avaient les pires problèmes et celles qui en avaient le moins. Leur analyse a révélé des différences claires entre la vie des enfants disant avoir déjà bu, fumer ou pris de la drogue, comparé aux autres enfants abstinents. L’équipe a mis en évidence les facteurs de protection forts que sont :
la participation à des activités, surtout le sport, pratiqué trois ou quatre fois par semaine
le temps total passé avec les parents au cours de la semaine
se sentir cadré à l’école
ne pas être à l’extérieur en fin de soirée

Un plan ambitieux mis en place à l’échelle nationale

En utilisant les données de l’enquête et les connaissances issues de la recherche, y compris celles de Milkman, un nouveau plan national a été progressivement introduit.
Les lois ont été modifiées. Il est devenu illégal d’acheter du tabac pour les moins de 18 ans ou de l’alcool pour les moins de 20 ans. La publicité pour le tabac et l’alcool a été interdite.
Les liens entre les parents et l’école ont été renforcées. Des représentations de parents, rendues obligatoires par la loi, ont été mises en place dans toutes les écoles. Des conseils d’école avec les représentants des parents ont lieu.
Les parents ont été sensibilisés sur ces choses importantes : – passer des moments de qualité avec leurs enfants – discuter avec eux de leur vie d’enfant – savoir qui sont les amis qu’ils fréquentent – passer les soirées en famille
Des mesures fortes pour accompagner les jeunes sur une autre voix

Un couvre-feu pour les ados. Par la suite, une autre loi a été adoptée interdisant aux enfants de 13 à 16 ans d’être dehors après 22 heures en hiver et après minuit en été. Une mesure toujours en vigueur aujourd’hui.

Un gros effort budgétaire pour les activités sportives et culturelles. Le financement public a été augmenté pour les pratiques sportives encadrées, la musique, l’art, la danse et autres clubs. Cela permet aux enfants de se sentir bien dans un groupe, de se sentir bien tout simplement, sans l’artifice de l’alcool ou de la drogue. Les enfants issus de familles à faible revenu ont reçu une aide leur permettant de prendre part à ces activités, sous la forme d’une carte de loisir d’une valeur de 35 000 couronnes, soit 280 € par an et par enfant, pour payer pour les activités de loisir.

Des résultats suivis en nette amélioration

Les enquêtes se sont poursuivies chaque année. Presque tous les enfants d’Islande l’effectuent. Des données fiables et mises à jour sont donc toujours disponibles. Ainsi, entre 1997 et 2012 :
la proportion d’enfants de 15 et 16 ans déclarant passer souvent du temps avec leurs parents en semaine a doublé, passant de 23 à 46 %
le nombre de participants à des sports encadrés au moins quatre fois par semaine a également doublé, passant de 24 à 42 %
toujours sur la même période, le tabagisme, l’alcoolisation et le cannabis ont considérablement reculé dans ce même groupe d’âge

L’interprétation est très claire : des facteurs de protection en augmentation et des facteurs de risque en recule ont permis de faire chuter le recours aux substances récréatives, de façon plus concrète en Islande que dans tout autre pays européen.

Des jeunes en Europe testent le programme en 2006

Des jeunes en Europe ont pu tester la méthode islandaise proposé par certaines municipalités, pas de plan au niveau national comme pour l’Islande. La première année, huit villes ont participé au programme. À ce jour, 35 y ont pris part, dans 17 pays, comme à Tarragone en Espagne, où 4 200 jeunes de 15 ans sont impliqués.

La méthode est toujours la même : un questionnaire avec les mêmes questions de base que celles utilisées en Islande ainsi que des questions supplémentaires liées aux pratiques et coutumes locales. Par exemple, le jeu en ligne a récemment émergé comme un gros problème dans quelques régions, et les responsables locaux veulent savoir si il est lié à d’autres comportements à risque.

Deux mois après que les questionnaires soient retournés en l’Islande, l’équipe renvoie un rapport initial avec les résultats, ainsi que des informations comparatives avec d’autres régions participantes. 

Des causes universelles aux addictions

L’équipe a analysé près de 100 000 questionnaires provenant d’endroits aussi éloignés que les îles Féroé, Malte et la Roumanie, ainsi que la Corée du Sud et très récemment, Nairobi et la Guinée-Bissau. Globalement, les résultats montrent que la consommation de substances intervient chez les adolescentes, avec les mêmes facteurs de protection et de risque identifiés en Islande.

Aucun autre endroit n’a obtenu de résultat aussi probants que ceux observés en Islande, mais nulle part ailleurs n’a été mis en place un « couvre-feu » pour les ados, une mesure très sensible dans l’opinion, une mesure qui demande un courage politique certain…

Même la Suède rit et appelle ça le couvre-feu de l’enfant !

Il y a des choix difficiles à mettre en place. Mais une loi qui permet à des milliers d’enfants d’éviter d’être en prise aux addictions, est-elle plus liberticide qu’elle n’est libératrice ? Et puis, finalement vous en conviendrez : ce « couvre-feu » est en vigueur dans bien des familles où les enfants sont à la maison avant minuit l’été ou 22h l’hiver.

A chacun de voir, en attendant les enfants islandais font du sport, ont accès à la culture, passent plus de temps en famille… et s’en portent bien, mieux que partout ailleurs en Europe.

Retrouvez l’intégralité du texte en anglais « How Iceland Got Teens to Say No to Drugs »

 
 

Jan 30 2017

Mots de passe : Clés pour garder vos secrets bien au chaud

Pour commencer, il faut savoir que je ne suis pas un expert de la sécurité. Je sais, j’en vois déjà qui commence à sourire puisque je dis à tout le monde et au bout d’un certain temps, on ne me croit plus! Non, je ne suis pas un expert de la sécurité : je ne suis pas un technicien de la sécurité! Ne me demandez pas comment fonctionne tel ou tel protocole, comment on fait pour hacker quoique ce soit, comment faire pour sniffer un réseau voire même à quoi ressemble une adresse IP (bon là, j’exagère un poil mais pas tant!), je n’en sais rien! Ma connaissance est exclusivement due à mon expérience autour des projets que j’ai pu mener. Tout ça pour dire que jamais je ne vous parlerai d’un sujet hyper technique.

Le sujet du jour est les mots de passe. On dit toujours qu’il faut changer un mot de passe régulièrement. On dit aussi qu’il faut qu’il soit robuste. Mais ça veut dire quoi? Et pourquoi? Quels sont les moyens pour découvrir un mot de passe?

découvrir un mot de passe

il y 3 façons de le chercher : la force brute, la méthode du dictionnaire et l’ingénierie sociale.

La force brute est la plus simple des recherches et c’est celle qui donne un résultat assuré si on a du temps (beaucoup de temps parfois). La technique consiste tout simplement à jouer toutes les combinaisons possibles du mot de passe jusqu’à obtenir la bonne combinaison de caractères.

La méthode du dictionnaire nécessite une base de mots de passe possibles. La méthode consiste alors de jouer tous les mots du dictionnaire jusqu’à obtenir la combinaison recherchée. Bien évidemment, si la combinaison recherchée ne fait pas partie du dictionnaire, il n’y a aucune chance de retrouver le mot de passe. Cependant, ces dictionnaires sont réalisés sur une base de mots de passe communs : statistiquement, il y a de très fortes chances de retrouver le mot de passe d’une majorité d’utilisateurs.

Enfin, l’ingénierie sociale consiste à mener une enquête sur l’utilisateur afin d’obtenir des informations liées à ses activités, sa famille et autres pour obtenir de nouvelles possibilités de mots de passe.

J’en vois déjà qui sont en train de faire des gros yeux et qui me disent que les sites web n’autorisent en général pas la possibilité de jouer plus de X mots de passe. Et par conséquent, la découverte du mot de passe est difficile. Il faut alors se rappeler que les mots de passe sont en général aussi stockés sur l’ordinateur qui l’utilise. Heureusement, le mot de passe n’est pas en clair mais il a une empreinte. Il est alors simplement nécessaire de jouer toutes les combinaisons de mot de passe jusqu’à retrouver l’empreinte exacte du mot de passe.

changer un mot de passe régulièrement

Plus vous changez de mot de passe, plus vous limitez le risque que votre mot de passe soit réutilisé en cas de découverte à un instant donné et plus il faudra recommencer la procédure de recherche. C’est le principe des authentifications dites fortes où on vous donne un mot de passe « aléatoire ». Plus la fréquence de renouvellement du mot de passe est importante, plus le délai de calcul pour découvrir le mot de passe est faible (cas de l’authentification forte) et plus la possibilité de rejouer ce mot de passe est alors faible.

Attention cependant à ne pas tomber dans un travers fréquemment rencontré : parce qu’il faut changer de mot de passe régulièrement, on a tendance à rendre celui-ci beaucoup moins robuste pour s’en rappeler.

jouer sur la robustesse du mot de passe

La plupart des personnes crée leur mot de passe comme ils le peuvent en utilisant les 26 lettres de l’alphabet. Je ne reviendrai pas sur le mot de passe lui même qui est très souvent assez prédictible puisque pas très recherché prénoms des enfants, le nom du chien ou du chat, ou encore du type « azerty » ou « password » et qu’il est si possible court puisqu’on est toujours assez paresseux quand il faut s’authentifier.

Aujourd’hui, la longueur moyenne des mots de passe est de 8 caractères. Un tel mot de passe propose 200 milliards de combinaison. Un ordinateur moyen étant capable de réaliser environ 100 milliards d’opérations par seconde (avec des caractéristiques graphiques, l’ordinateur pourra atteindre plus de 2000 milliards d’opérations), l’ordinateur de monsieur tout le monde sera capable de découvrir ce mot de passe en 1 seconde environ en effectuant une recherche par force brute. En utilisant une puissance de calcul beaucoup plus importante, le temps sera très largement réduit.

Maintenant, que se passe-t-il si on utilise à la fois les lettres minuscules et majuscules? C’est simple, le nombre de combinaisons va augmenter de façon significative : de 200 milliards de combinaisons, on passe à 50000 milliards de combinaisons. Il faudra un délai beaucoup plus significatif pour venir à bout de votre mot de passe : un peu plus de 4 minutes

On montre bien dans cet exemple que plus le nombre de caractères utilisés est important, plus le mot de passe est robuste. C’est pour ça qu’il faut aller encore plus loin dans les caractères utilisés : lettres minuscules et majuscules, chiffres, caractères de ponctuation et autres signes visibles sur votre clavier. En utilisant toute la palette des caractères disponibles, on arrive à obtenir environ 90 caractères soit 4 millions de milliards de combinaisons différentes soit plus de 6 heures de calcul non stop!

6 heures, ça peut paraitre beaucoup mais finalement, ça reste rapide à l’échelle humaine et encore bien plus si on utilise une puissance de calcul beaucoup plus importante comme celle proposée par les fournisseurs de cloud computing ou encore celle disponible dans un botnet.

Le nombre de caractères étant limité, il faut jouer sur la taille du mot de passe. Ajouter un caractère à celui-ci va tout simplement multiplier par presque 100 le nombre de combinaisons et donc le temps pour le craquer soit plus de 22 jours. Avec un tel mot de passe, il va commencer à falloir qu’il y ait un vrai intérêt pour s’attaquer à la recherche de la bonne combinaison… Et à chaque nouveau caractère, ce sera la même multiplication.

Le tableau plus bas présente le nombre de combinaisons en fonction du nombre de caractères. En complément, j’ai rajouté également le temps nécessaire pour que l’un des plus gros botnets de l’histoire (Rustock qui comptait environ un million d’ordinateurs) aurait besoin pour jouer toutes les combinaisons du mot de passe (puissance de calcul encore jamais égalée par un supercalculateur ou autre réseau).

Pour rappel, et à titre de comparaison, la terre a environ 4,5 milliards d’années et l’univers 15 milliards soit moins que le temps de résolution à l’heure d’aujourd’hui d’un mot de passe de 18 caractères.

Quand on voit que les recommendations courantes sur les sites web sont d’avoir un mot de passe de minimum 8 ou 9 caractères, ça fait peur… et ça montre le niveau de conseil des différents sites web!!!

Au-delà de 14 caractères, aujourd’hui, le mot de passe peut être considéré comme quasi introuvable.

un bon mot de passe

Pour conclure, un bon mot de passe passe sur l’utilisation de tous les caractères disponibles sur le clavier, prévoir une longueur d’au moins 13 caractères et que celui-ci ne corresponde pas à un mot d’une quelconque langue ou un surnom… aujourd’hui! Et oui, aujourd’hui uniquement parce que la puissance de calcul augmente de façon exponentielle : la puissance de calcul au niveau mondial est multiplié par 10 tous les 4 ans environ. Ceci signifie que dans 4 ans, on peut prédire que le plus gros botnet aura lui aussi multiplié sa puissance de calcul à peu près du même rapport. Le mot de passe de 13 caractères qui était recommandé devra se voir attribuer un nouveau caractère pour conserver une réputation de mot de passe infaillible.

Vue la taille des mots de passe, il va commencer à falloir soit d’avoir une bonne mémoire pour se rappeler de la chaine de caractères qui va servir de mot de passe soit il va falloir être plus malin. On parle de mot de passe mais rien ne dit qu’il faut le créer à partir d’un seul mot : on peut faire ce fameux mot de passe à partir d’une phrase que vous appréciez, que vous n’aurez pas de difficulté à retenir. Par exemple, on pourrait partir de la dernière performance du petit dernier avec la phrase « Tom a raté son bac en 2012. ». En reprenant, vos habitudes pour essayer de brouiller les pistes pour créer votre mot de passe, ça pourrait devenir « T0marat3$0nBac3n2012. ». Vous avez 21 caractères, l’utilisation d’une large gamme de caractères et il n’y a aucune chance que le mot de passe soit dans un dictionnaire et vous êtes tranquille jusqu’à la prochaine phrase qui vous passera par la tête.

Seb

Publié le 29 Août 2012 par Sébastien Roncin dans sécurité organisationnelle et humaine

 

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